samedi 5 septembre 2015

Philippe Delerm & le rhum arrangé.

Notez mes petits doux que ça me fait bizarre de donner un titre à un billet, un vrai titre et pas une date (quelle feignasse je fais). En parlant de date, me revient toujours en tête cette contrepèterie classique et un brin désuète à chaque fois que je dis "On n'a pas le choix dans la date" (cherchez un peu si vous ne la connaissez pas). J'ai toujours l'impression de me dédoubler et m'observer avec angoisse (vous avez trouvé alors ? C'est crade, hein ?). Bref.

Philippe Delerm a encore sorti un bouquin. Ça m'a fait repensé à un garçon avec qui je lisais "La première gorgée de bière", écoutait Damien Rice et buvait du rhum arrangé. Vu qu'il était plus vieux que moi et que j'étais parfaitement cliché, j'avais un mélange d'admiration et d'intimidation à son égard. Et puis j'ai grandi, il a vieilli, j'ai aimé d'autres garçons, il a eu un fils, je suis ici et je ne sais pas si il est là. Bref.

Il y a toujours un truc qui nous faire repensé à un garçon, je trouve ça un peu contrariant. Comme un passé amoureux/sexuel/honteux qui surgit sur le trajet. Enfin, pour être honnête, quand je dis "j'ai aimé d'autres garçons", c'était plutôt "j'ai aimé un garçon". J'ai beaucoup repensé à lui ces derniers jours. Il s’appelait T., il était californien et barbu, et je l'ai vraiment aimé. On a rompu sans larmes, sans cris, ce qui fait que j'ai un attachement particulier à lui. Bref.

Bref.

2 commentaires:

  1. J'aime bien les billets sans date. (voilà, je penserai toujours à la contrepèterie à présent, MERCI)

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    1. Et tu vas désormais ressentir cet effroi grisant à la prononçant. C'est un peu tenter le destin, pisser contre le vent, un risque fantastique ! (au moins)

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